Congrès Mondial de Traductologie

10-14 avril 2017

Université de Paris-Nanterre

La traductologie : une discipline autonome

 

Organisé par :

La SoFT, Société Française de Traductologie, université de Paris-Nanterre,

La SEPTET, Société d’Études des Pratiques et Théories en Traduction, Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur,

Le laboratoire MoDyCo, Modèles-Dynamiques-Corpus, UMR 7114, université de Paris-Nanterre,

Le CREA, Centre de Recherches anglophones, EA 370, université de Paris-Nanterre

Le Congrès Mondial de Traductologie, initié par la Société Française de Traductologie (SoFT), se déroulera tous les quatre ans. Il s’est donné comme objectif de faire le point sur ce vaste champ de recherches qu’est la traductologie (Translation Studies) et d’en définir collégialement et officiellement les orientations à travers ses trois branches, l’histoire, les théories et les pratiques de la traduction, afin d’en affirmer son autonomie.

Le Congrès est ouvert à tous les spécialistes qui mènent une réflexion sur la traduction : chercheurs, enseignants, traducteurs.

 

Plusieurs facteurs président à l’autonomie d’une discipline : son inscription comme objet de réflexion dans l’histoire intellectuelle, la qualité de son implication dans les autres disciplines, et son impact dans la société.

La traduction renvoie, au-delà des considérations linguistiques du passage entre langues-cultures, à une réflexion cruciale sur la nature de cet acte même, sur ses fondements ontologiques et la nature de la réalité perçue et représentée par la conscience. Les lecteurs et traducteurs d’Héraclite « l’obscur » étaient confrontés à la difficulté centrale de traduire ce qui dans la forme du discours du philosophe présocratique était susceptible d’imiter la structure de la réalité, cet isomorphisme possible, voulu ou non, mais qui change le cadre dans lequel opère le traducteur. Une interrogation court toujours depuis cette époque et jusqu’à Octavio Paz et Yves Bonnefoy, sur la traduction du pré-rhétorique, du pré-conceptuel de la forme tout autant que sur la traduction des culturèmes, des philosophèmes ou des cognèmes.

Au cours des XXe et XXIe siècles, non seulement un nombre croissant de disciplines sont venues enrichir de leur savoir les études sur la traduction, mais elles se sont elles-mêmes enrichies des théories et concepts élaborés au sein de la traductologie. Les sciences du langage, d’une part, la littérature comparée, d’autre part, la philosophie du langage, voire la théologie ne peuvent plus chapeauter à elles seules, séparément ou à plusieurs, une discipline qui a ses propres concepts, sa propre communauté scientifique et surtout qui se fonde sur une pratique qui lui appartient en propre.

Le recours constant à la traduction dans toutes les sphères de la société contemporaine et par là même, le recours à des professionnels de la traduction de plus en plus nombreux, la multiplication des formations et des recherches qui en découlent accentuent encore le resserrement des liens entre acteurs praticiens et théoriciens de cette discipline. Cependant, la traductologie, entendue comme la réflexion sur toutes les dimensions de l’acte de traduire, est une discipline qui ne saurait s’amalgamer à d’autres. Et c’est bien l’objectif principal que s’est fixé ce congrès : affirmer la traductologie comme discipline autonome.

Fort de cette conviction, le congrès s’organisera donc autour de six axes principaux comme autant de sous-champs disciplinaires portant sur une réflexion qui pourra prendre comme objet toutes les combinaisons de langues. Chaque axe est divisé en quatre sessions et chaque session en plusieurs ateliers. Un atelier comprend environ huit communications réparties sur une seule journée et suivies d’un débat général.

Pour plus de renseignements sur la première édition du Congrès, voir le site.